Une thérapie de l'action ? | Retour |
Certains mythes ont la vie dure !
Un des plus tenaces est celui de l'éveil providentiel à l'action consciente. Telle thérapie ou tel cours de développement personnel promet de vous transformer, soudain, en "acteur" de votre vie. Ah ?
Auriez-vous donc réellement passé tant d'années ici-bas à errer sans but ? Désoeuvré(e) et ignorant(e), dans l'attente confuse d'un message qui viendra enfin vous libérer ? Permettez-moi d'en douter un peu...
Une thérapie brève, orientée solution, part d'un postulat qui me semble plus respectueux et surtout moins messianique ! En quelques mots :
Vous êtes déjà l'acteur de votre vie.
Vous confier à une amie, c'est une manière d'agir. Faire un reproche à votre conjoint, c'est agir. Ruminer, chanter, pleurer, danser, hurler, c'est encore agir. Prendre un anxiolytique. Boire un verre de trop. Rester au lit. Consulter un médecin. Promener le chien. Naviguer sur Internet. Lire cette page. Vivre... c'est agir.
Voilà qui répond déjà à quiconque vous demande quand vous allez enfin "faire quelque chose" ? Ce que vous faites peut déplaire, inquiéter ou même fâcher. Soit. Mais vous agissez.
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Sachant cela, posons-nous en toute sérénité une question qui pourrait être plus pertinente.
Est-ce que vos actes suffisent, aujourd'hui, à résoudre le problème, à dénouer le conflit, à changer la situation douloureuse que vous vivez ?
Ce n'est pas toujours le cas. Parfois les difficultés se multiplient. Un sentiment d'impuissance vous gagne. Et plus vous cherchez à changer votre quotidien, plus il devient problématique.
Voilà qui nous permet d'écarter, au passage, un deuxième mythe.
Ce ne sera jamais un manque de courage qui vous amènera à envisager une thérapie. Au contraire. Ce sera votre volonté de trouver une issue. Cette volonté a pu se heurter à des résistances que vous ne comprenez pas, au point de vous laisser épuisé(e). Mais certainement pas résigné(e).
Activement engagé(e) dans la recherche d'une solution, bien avant de consulter un thérapeute, vous ne désirez pas vous plaindre. Il est peut-être urgent de trouver une écoute mais vous ne voulez pas qu'on vous plaigne.
Une thérapie brève vous reconnaît d'emblée ce rôle d'acteur et devient rapidement une alliance active de deux compétences. La première compétence est celle de la personne qui consulte et qui connaît mieux que quiconque la situation qu'elle vit. La deuxième est celle du thérapeute qui donnera aux ressources de la personne et de son entourage de nouvelles opportunités d'agir.
Voilà qui nous évitera le piège d'un troisième mythe tenace. Non, nous ne devrons pas obligatoirement analyser et comprendre toutes les raisons, tout le pourquoi d'une situation ou d'un comportement.
Nous n'en serons que plus libres d'examiner concrètement comment vous pourriez, plus sereinement et avec plus de chances de réussite...
Agir.



