Pour une alliance thérapeutique respectueuse | Retour |
Le développement anarchique et non régulé des pratiques de psychothérapie ne déroute pas seulement les patients. Il laisse tout aussi perplexes beaucoup de professionnels de la santé.
En l'absence d'une législation contraignante, il appartient aux intervenants d'informer de leur propre initiative et de manière claire et intègre tous ceux avec qui ils partagent un même souci du bien-être d'autrui.
Voici, dans cet esprit, quatre principes qui guident mes choix de psychothérapeute dans la relation aux personnes qui me consultent et à leurs médecins généralistes ou spécialistes.
Principe de complémentarité
La psychothérapie systémique telle que je la pratique n'est ni une médecine alternative ni, surtout, une alternative aux interventions médicales qui peuvent s'imposer tant dans l'urgence qu'à plus long terme dans le cas de psychopathologies dont le diagnostic relève de la seule compétence du médecin.
Je m'abstiens rigoureusement de tout conseil en ce compris de toute prise de position personnelle ou suggestion, même informelle, quant à l'opportunité d'avoir ou non recours à une médication.
Le rétablissement du lien social étant un objectif toujours présent dans la démarche systémique, j'estime qu'il est de mon devoir de favoriser le dialogue entre la personne qui me consulte et tout intervenant, médecin traitant, psychiatre, assistant social ou psychologue qui peut lui venir en aide.
Principe de compétence
Études et formations (2002 - 2009) :
- B.Sc. en Psychologie (Université de Mons)
- Thérapie systémique, Cycles I, II et III (Institut Gregory Bateson, Liège)
- Principes de l'analyse transactionnelle (Adalis, Wavre)
- Ingénierie des Croyances de Base (Unescorps, Québec)
- Psychologie Analytique (ULB, Bruxelles)
- Séminaires et conférences (Ressources, Lasne - EDP, Tournai)
Quand une autre approche (cognitivo-comportementale ou humaniste) ou un autre intervenant me paraissent mieux à même d'apporter une solution, je le communique dans les plus brefs délais et suggère, dans la mesure du possible, des alternatives.
Il est à noter que la psychothérapie systémique s'accompagne d'une écoute bienveillante et empathique mais n'a pas pour seul objectif d'offrir un soutien psychologique temporaire à une personne en situation de détresse passagère. Elle s'indique donc prioritairement dans les cas où un changement concret est à la fois possible et souhaité.
Principe de transparence
Les tâches prescrites dans le cadre d'une psychothérapie systémique sont parfois paradoxales et visent alors à "induire" des changements, d'abord dans les comportements et perceptions, ensuite à un niveau cognitif. Leur raison d'être n'est souvent explicitée qu'à la fin du parcours.
Durant la thérapie existe toutefois un contrat clair quant à l'issue souhaitée par la personne qui me consulte et nous évaluons les progrès lors de chaque entretien. Dès le deuxième ou troisième entretien il est spécifié quels signes concrets indiqueront que la démarche a apporté tous les bénéfices qu'on pouvait en attendre.
Principe de performance
Une psychothérapie systémique se veut brève et cherche, en règle générale, à apporter une solution durable à une problématique individuelle ou relationnelle au bout de cinq à quinze entretiens distants d'une à trois semaines.
Cette issue dépend de la qualité de l'alliance thérapeutique dont l'intervenant est entièrement responsable même s'il ne la détermine pas seul.
L'engagement de performance m'impose un examen régulier et sans complaisance du travail accompli auquel les observations et suggestions d'autres intervenants conribueront utilement. Une intervention est uniquement poursuivie quand elle est à la hauteur des efforts que consent la personne qui me consulte et de la confiance qu'elle me témoigne.
